Le vendredi 5 juin 2015 , Jean Vauriot, Administrateur de l’Amicale Franco- Polonaise du Var sur un diaporama de Marysha Gomes Holdakowska, Présidente d’honneur, a présenté, dans le cadre des conférences du « Mouvement Européen Var » une conférence intitulée « L’ Europe après Yalta ; le destin de la Pologne ; une victoire volée ». L’importance de ce sujet mérite que l’on résume ci-dessous le fond de cette intéressante conférence, à laquelle on assisté de nombreux adhérents du Mouvement Européen du Var ainsi que des adhérents de l’amicale franco-polonaise du Var.
Le 8 mai 1945, les pays européens célébraient dans la joie générale, la fin de la 2° Guerre Mondiale en Europe. Il n’en pas été de même dans l’Europe de l’Est, où l’URSS avait la ferme intention d’exercer son influence, bien décidée à faire entrer la Pologne, les Pays Baltes, la Roumanie, la Bulgarie, la Hongrie, la Tchécoslovaquie, dans la zone d’influence soviétique.
A la conférence de Téhéran, en 1943, ce partage avait été déjà décidé ; il fut confirmé à celle de Yalta en 1944 et entériné à celle de Postdam en 1945. Un « rideau de fer », partagea l’Europe en deux pendant presque 50 ans, les Alliés occidentaux n’ayant pu s’opposer à ce qu’il faut bien appeler une imposture.
Faisant fi de toutes les propositions des délégations occidentales les Soviétiques imposèrent leurs propres frontières avec la Pologne, la fameuse « Ligne Curzon », qui, en fait matérialisait un 4° partage de la Pologne et qui n’était, en fait que la « Ligne Ribbentrop-Molotov » 4ème partage décidé par le « Pacte germano- soviétique » de 1939.
A l’intérieur de ces frontières, les soviétiques prirent le pouvoir en s’appuyant sur un Comité provisoire, composé uniquement de communistes, organisèrent des élections truquées et malgré l’opposition de Partis modérés, de l’Armée Intérieure et de l’Eglise, prirent définitivement le pouvoir en 1947.
Il fallut la révolte ouvrière de Posnan en 1956, les grèves de Gdansk en 1970, l’élection du pape polonais, Jean-Paul II en 1978 et la naissance de « Solidarnoc » en 1980, pour permettre au petit électricien de Gdansk, Lech Walesa, de devenir en 1990, le premier Président de la République de Pologne élu au suffrage universel.
Aujourd’hui la Pologne est revenu en Europe et elle en est, de l’avis de tous, le «bon élève » Mais pour cela les Polonais ont du en payer le prix et subir, imposture, injustices, arrestations, déportations, exécutions.
« Le chemin de la Liberté s’écrit avec des croix a-t-on pu dire »
« N’ayez pas peur ! » avait lancé Jean-Paul II, lors de son premier voyage en Pologne. Les Polonais savent ce que signifie le mot peur, qu’ils ont vécu dans leur corps et dans leur esprit. Et ils montrent aujourd’hui le visage d’un peuple courageux, créatif, ouvert aux techniques les plus modernes et qui se tourne résolument et sans crainte vers l’avenir.
